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Dans toute l’histoire de l’AS Monaco, c’est le 6 octobre 1962, il y a donc un peu moins de 50 ans, qu’avait été inscrit le seul et unique but d’un gardien de but monégasque en faveur de son équipe. Il s’agit de Jean-Claude Hernandez, Pablo pour les intimes, qui, lors d’un Monaco-Valenciennes singulièrement musclé, à une époque où les remplacements n’étaient pas autorisés, s’était exilé sur l’aile droite de sa formation, suite à une sérieuse blessure au bras gauche, et qui avait marqué un but dans le jeu, peu avant le coup de sifflet final, grâce à une offrande d’un coéquipier encore valide.
Au stade de la Libération de Boulogne-sur-Mer, vendredi soir, le Croate Danijel Subasic a rejoint Pablo Hernandez dans les annales de notre club, en inscrivant un superbe but, sur coup franc celui-là, qui a finalement donné la victoire à nos favoris, après qu’Ibrahima Touré eut répondu du tac au tac à la rapide ouverture du score des locaux. Récemment, Marco Simone rappelait que le gardien et l’avant-centre sont les pièces essentielles de toute équipe de football. Propos prémonitoires qui ont été illustrés avec brio par deux de nos principales recrues hivernales.

Drôle de buteur ! (Photo J-P Kieffer)
On ne se félicitera jamais assez des arrivées du mercato de janvier. Se souvient-on que notre club avait dérivé pendant près de six mois au bord du gouffre d’une nouvelle relégation avant de redresser patiemment la tête ? Se souvient-on qu’on avait collectionné les revers et les humiliations avant de réussir une série salvatrice de dix matches sans défaite ? Se souvient-on que le club aurait pu périr de sa belle mort, si Dmitri Rybolovlev n’était pas intervenu ? Alors, estimons-nous heureux de terminer à la 8ème place du classement avec un très léger excédent de victoires, mais avec un retard de douze points sur le podium qui ne doit nous laisser aucun regret, même si nous avons failli croire un temps à l’impossible exploit.
Remercions les nouveaux dirigeants de leurs initiatives fructueuses et félicitons les joueurs et le staff technique pour le redressement magistral auquel ils ont procédé et qui a sauvé notre club de la faillite sportive. Souhaitons que, dans un an, les supporters monégasques exultent comme leurs homologues de Bastia, de Reims et de Troyes cette saison. Après les mois d’enfer qu’ils ont vécus en 2011, ce serait une douce consolation et une récompense méritée.
Allez Monaco. |