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C’est la question que se posaient avec anxiété, samedi dernier, les supporters monégasques sur le parvis du stade Louis-II, où ils reprenaient peu à peu leurs marques et leurs contremarques, avant l’affiche alléchante que constituait Monaco-PSG. Au milieu de travées copieusement garnies, il leur fallut attendre la seconde période pour comprendre que, malgré les défections de nombreux titulaires ou réputés tels, malgré les rapides blessures d’Adriano et de Léandro Cufré qui désorganisèrent le schéma défensif établi par Ricardo, malgré la présence dans le camp d’en face de la fameuse doublette Giuly-Rothen qui avait fait les beaux jours de l’ASMFC cinq saisons plus tôt, leurs favoris étaient capables de ne pas céder à la panique, de se réorganiser sereinement et de porter intelligemment le danger devant les buts adverses, en utilisant au mieux les arguments dont ils disposaient. A ce jeu, le milieu de terrain ivoirien Jean-Jacques Gosso, illustre inconnu s’il en fut, s’est révélé d’un précieux secours et même d’un talent certain. Bref, de Stéphane Ruffier, qui avait réussi à piquer la place de Flavio Roma, à Frédéric Nimani, l’auteur du but victorieux, auquel d'aucuns prédisent une carrière identique à celle d’Emmanuel Adebayor, le groupe monégasque dans son entier a démontré face aux Parisiens qu’il avait sans doute trouvé ce qui lui avait tant fait défaut la saison dernière : une âme. Allez Monaco.
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