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Il y avait bien longtemps que nos joueurs ne nous avaient pas procuré le plaisir délicat d’un résultat positif au Vélodrome, très précisément depuis l’inoubliable année 2003 où, sous les ordres de Didier Deschamps, ils y avaient gagné à deux reprises, coup sur coup, d’abord au printemps, en demi-finale de la Coupe de la Ligue, puis en automne, pour le compte du championnat. Depuis, nous revenions bredouilles, l’orgueil en berne, de chacun de nos déplacements au pied de la Bonne-Mère, ruminant une revanche prochaine qui tardait à intervenir. Hier soir, nous sommes revenus en Principauté heureux du partage des points et de la manière dont il a été obtenu. Certes, notre équipe n’a démontré ni l’inspiration, ni le talent créatif qu’on lui soupçonne, certes, elle aurait pu profiter du manque de fraîcheur de son adversaire, qui avait ferraillé en Ligue des Champions dans la semaine, certes, elle a eu, à la fin de chaque mi-temps, l’opportunité de commettre le parfait hold-up. Mais elle a affiché une telle détermination et un tel engagement, elle a montré une telle solidarité et une telle discipline, elle a manifesté une telle générosité et une telle cohésion, qu’on lui pardonne aisément de n’avoir pas réussi ce qui aurait pu lui donner la victoire. A n’en pas douter, Ricardo peut partir à la guerre avec une formation dotée de qualités mentales aussi solides et animée de ce qui manquait si cruellement à ses devancières : une âme. Et si Stéphane Ruffier, impeccable à Marseille, continue à grandir comme il le fait depuis qu’il a succédé à Flavio Roma, Steve Mandanda et Hugo Lloris peuvent trembler. Bientôt, il se posera aussi en candidat sérieux à leur succession en équipe de France. Allez Monaco.
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