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Bêtes noires

Décidément, les Niçois, malicieusement vêtus de noir hier soir, nous portent la poisse sur notre pelouse. Mieux vaut encore les rencontrer chez eux où ils sont moins à leur avantage. Depuis qu’ils sont remontés en Ligue 1, autrement dit depuis le début de ce siècle, ils n’ont jamais connu la défaite au stade Louis-II, comme si une malédiction frappait inéluctablement leurs hôtes, pourtant peu enclins à leur faire des cadeaux.

C’est malheureusement ce qui est arrivé dès l’entame du derby de samedi, fidèle à la tradition, c’est-à-dire disputé et engagé. Sur un centre venu de la gauche, le contrôle hésitant d’un de nos défenseurs offrait l’ouverture du score aux visiteurs, ravis d’une telle aubaine. Cueillis à froid, les locaux étaient condamnés à cravacher ferme et à produire du jeu jusqu’à ce qu’ils obtiennent la juste récompense de leurs efforts sur penalty.

En seconde période se sont produites deux actions significatives qui résument parfaitement la physionomie de la partie. D’un côté, un coup franc - sévère - accordé aux Niçois est renvoyé par le poteau sur la patte d’un Aiglon qui propulse le ballon au fond des filets de Stéphane Ruffier. De l’autre, une magnifique reprise tentée par le Coréen Park dans un angle impossible heurte également le poteau mais revient dans les bras du jeune gardien niçois, heureux de s’en tirer à si bon compte. Une réussite maximale face à une malchance opiniâtre. L’insolence, d’une part, le désarroi, de l’autre.

Le résultat final n’engage guère à l’optimisme. Notre équipe n’a plus inscrit le moindre but sur une action de jeu depuis cinq semaines, ne sait plus prendre de points malgré le prometteur match nul de Marseille, et glisse doucement vers le bas du classement général de la Ligue 1. Comme si elle était victime d’une inexorable fatalité. Il est temps de mettre un terme à cette spirale négative pour éviter de céder au doute qui tétanise les meilleures volontés. Il est urgent de réagir samedi prochain à Toulouse, afin d’en rapporter au moins le point de l’espoir et de redonner le sourire aux supporters monégasques.

Allez Monaco.

 
De l'envie, mais pas de but

Déjà en partie dégarni par les innombrables duels aériens livrés par le passé sur les terrains de foot, le crâne de Ricardo encourt désormais le risque d’une irréversible calvitie.

Il a beau se le gratter en cogitant, tourner le problème dans tous les sens, se vouer à Saint Patrick, Saint Jeannot ou Saint Dédé, le coach brésilien ne trouve pas de solution à la stérilité offensive de ses troupes. Depuis quatre matches, son équipe ne marque pas le moindre but. Et ce n’est pourtant pas l’envie qui manque à nos footballeurs. Hier, dans le célèbre chaudron de Saint-Etienne - que Ricardo a sûrement oublié de prier – à l’image des banderoles déployées par certains groupes de supporters monégasques, les Rouge et Blanc ont d’abord joué à l’envers, avant de se ressaisir en seconde mi-temps.

Ils ont alors retrouvé les vertus collectives qu’ils avaient étalées à Marseille, mais toujours sans trouver le chemin des filets adverses, même si le Coréen Park, pourtant habile dans ce genre d’exercice, a manqué l’immanquable face au portier stéphanois devant lequel il s’était présenté seul. Le match aurait sans doute changé de physionomie s’il avait réussi à égaliser, mais, faute de réalisme, l’ASM s’est exposée à un contre assassin qui a mis un terme définitif à ses ambitions.

Bien sûr, cette seconde période est porteuse d’espoir, bien sûr, l’état d’esprit démontré par nos joueurs durant les quarante-cinq dernières minutes est encourageant, bien sûr, mais sans marquer ni gagner, l’ASM n’avance plus au classement. Comme il est inenvisageable de revivre les affres de la saison passée, il devient impératif de battre les Aiglons niçois qui pointent à l’horizon et dont on connaît l’insolente réussite dans l'azur monégasque depuis quelque temps. Pour aider notre équipe à parvenir à ses fins, les supporters asémistes, tous sans exception, doivent se mobiliser derrière elle, en nombre et à l'endroit, en criant :

Allez Monaco.

 
Reviens vite, Jean-Jacques !

Avouons-le. En nous retrouvant à l’heure du thé dans les travées du stade Louis-II ce dimanche, nous ne pensions sincèrement pas que notre équipe allait se faire balader par son homologue – et bête noire - lilloise, qui prend décidément de bien mauvaises habitudes à Fontvieille depuis quelques années. Après tout, l'ASM avait résisté avec beaucoup d’abnégation et de générosité à Marseille et l’élimination en semaine face au PSG n’était qu’un accident sans gravité qui ne devait en aucun cas entamer le moral des troupes en championnat.

A l’arrivée, alors qu’elle avait l’occasion de bonifier le joli nul du Vélodrome et de se retrouver aux toutes premières places du classement, elle se retrouve en proie au doute comme aux plus sombres heures de la saison passée, en abandonnant la victoire aux adversaires, sans les avoir jamais réellement inquiétés, ce qui est le plus inquiétant. La défense, qui passait pour le point fort de l’équipe, a été bousculée plus souvent qu’à son tour et ne doit qu’à des arrêts époustouflants de Stéphane Ruffier de n’avoir pas sombré. Quant à l’attaque, elle est restée stérile pour la troisième fois de la semaine, ce qui n’augure rien de bon avant le déplacement à Geoffroy-Guichard et la réception des voisins niçois.

D’ici là, espérons que Ricardo aura trouvé la solution… qui pourrait se nommer tout simplement Jean-Jacques Gosso, car, la coïncidence est troublante, l’ASM cafouille son football depuis que l’Ivoirien est blessé. Quand il joue, il tempère et coordonne, équilibre et oriente. Bref, mine de rien, il est devenu une pièce maîtresse du dispositif asémiste. En attendant, les supporters monégasques ne doivent ni désespérer ni s’impatienter, mais soutenir leurs couleurs, vaille que vaille, quel que soit leur statut, quelle que soit leur appartenance. Le salut est pour demain.

Allez Monaco.

 
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