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La bête blessée et le roi de la jungle

Que peut espérer une bête blessée quand elle tombe entre les griffes du roi de la jungle ?

Que peut faire une équipe qui doute lorsqu’elle se frotte à une formation sûre de sa force ?

Que pouvait faire l’AS Monaco face à l’Olympique Lyonnais en route pour son énième titre consécutif ?

Pas grand-chose et certainement pas ce que ses devancières avaient réussi les saisons précédentes, en particulier, pendant l’hiver 2004, où Ludovic Giuly et Fernando Morientes avaient donné, à un mois d’intervalle, une double leçon de réalisme aux hommes de Jean-Michel Aulas.

Samedi, en moins d’une mi-temps, en même pas vingt minutes, les champions de France ont démontré sans trembler leur supériorité dans tous les domaines en appuyant là où ça faisait mal. Notre jeune latéral gauche s’est ainsi rapidement retrouvé submergé par le talent de son vis-à-vis, si bien que, à la pause, les supporters monégasques, en général, et les Ultras, en particulier, qui effectuaient un retour aussi tonitruant qu’enfumé, redoutaient à juste titre de revivre la cauchemar bordelais.

Il n’en a rien été, car les Asémistes ont tenté de redresser la tête, notamment celle de Sergio Almiron qui, après deux tentatives infructueuses, aurait mérité de sauver l’honneur. Les Lyonnais ont tranquillement mené leur barque jusqu’au terme et les Monégasques ne sont pas parvenus à se rassurer : ils en sont à leur septième match sans succès, après avoir rencontré, il est vrai, les trois premiers du classement pour un 11-0 sans appel.

Au club, toutes les énergies sont donc désormais tendues vers un seul objectif : le maintien coûte que coûte. En empochant six points à Caen et contre Rennes, on devrait pouvoir y arriver.

Allez Monaco.