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De quoi avoir les boules !

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47 supporters monégasques à Angers

Les supporters monégasques – les 47 présents sur place et tous les autres scotchés devant leur écran de télévision -  ont dû rester abasourdis à l’issue du match qui a opposé, lundi soir, leurs favoris aux Angevins sur la pelouse du stade Jean-Bouin. Difficile en effet de digérer une défaite que le comportement général de l’équipe ne laissait en rien présager.

En première période, les coéquipiers de Ludovic Giuly, auteur d’un doublé, ont dominé leur sujet, multiplié les attaques, varié les manœuvres et les plaisirs, le tout avec un bel état d’esprit, un enthousiasme, une solidarité et une détermination qu’on leur avait peu connus au cours de la phase aller, sauf en une ou deux occasions et, notamment, lors des deux dernières rencontres de l’année 2011. A la pointe de l’attaque, Edgar Salli, qui avait marqué le premier but de sa formation, faisait l’étalage de tout son talent en chahutant les défenseurs locaux et en percutant à chacun de ses dribbles. Malheureusement, les trois buts inscrits par les Monégasques étaient annulés par trois lourdes erreurs individuelles commises par nos défenseurs et qui coûtaient autant de buts – même si l’un d’eux était consécutif à un penalty imaginaire. Autant d’efforts offensifs anéantis par autant de négligence défensive, quel gâchis !

Au vu de cette première mi-temps animée et prolifique, les supporters monégasques étaient en droit de croire à un début de résurrection et à un déroulement des opérations enfin favorable à leurs couleurs. La sortie sur blessure d’Edgar Salli allait contrarier leurs espérances et déstabiliser le jeu de notre équipe. C’est surtout la lucidité qui a fait défaut aux hommes de Marco Simone et, en particulier, à Valentin Eysseric qui a manqué l’immanquable à quelques minutes du terme, condamnant sans le vouloir son équipe à l’élimination car, alors qu’on s’acheminait tranquillement vers la prolongation, les Angevins obtenaient un penalty sur une nouvelle bourde défensive des Asémistes qui sortaient de la Coupe de France sans avoir jamais démérité.

Par le football pratiqué et l’efficacité offensive retrouvée, les Monégasques méritaient incontestablement la victoire ou, du moins, la qualification. Par les coupables largesses qu’ils ont commises derrière, l’élimination n’est que justice. On retiendra cependant que, s’ils continuent à jouer avec cette envie et cet allant, mais en resserrant leur garde, les Monégasques devraient parvenir à remonter la pente et à sortir de la dangereuse spirale dans laquelle ils s’enfoncent.

Début de réponse à Istres samedi et à Amiens dans huit jours.

Allez Monaco.