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La moustache de Guy Lacombe ménagée

Voilà. La belle aventure est terminée. Le remarquable parcours que les Asémistes ont réalisé depuis la reprise de janvier en éliminant tour à tour Tours, Lyon, Bordeaux, Sochaux et Lens – excusez du peu - s’est achevé samedi soir, sur le terrain partisan du Stade de France, dans la tristesse et le dépit de la défaite.

Au sein d’un public presque entièrement acquis à la cause des locaux, les sept mille supporters monégasques venus de tous les horizons, y compris des Antilles et des Pays-Bas, et auteurs d’un superbe tifo, n’ont pu pousser leurs favoris vers la victoire. Seulement jusqu'à la prolongation. Avant, les hommes de Guy Lacombe ont résisté avec courage et générosité aux assauts parisiens, ne parvenant que rarement à inquiéter le gardien adverse. Cette timidité offensive a facilité la domination du PSG qui s’est traduite, au beau milieu de la prolongation, par le but vainqueur de Guillaume Hoarau, en position de hors-jeu au départ de l’action, comme personne ne s’est avisé de le relever.

Restons fair-play cependant. Sur la physionomie de cette finale, le club de la capitale mérite incontestablement sa victoire. Sur l’ensemble de la compétition, c’est le parcours des Monégasques qui suscite l’admiration, quand on le compare à celui de leurs adversaires, jalonné de rencontres face à de modestes clubs amateurs et d’un injuste succès à Auxerre en quart de finale. Ce constat ne constitue bien sûr qu’une consolation artificielle. Sans doute sera-t-on beaucoup plus rassuré d’apprendre que, par le passé, l’AS Monaco a toujours effacé une cruelle déception en coupe par un brillant succès obtenu peu de temps après : défaite en 1984, victoire en 1985 ; défaite en 1989, victoire en 1991 ; défaite en 2001, victoire en 2003…

Il nous reste donc à considérer ce résultat décevant non pas comme la fin d’une belle aventure, mais comme la promesse d’une autre, qui ne tardera pas à devenir plus exaltante encore, pour peu que les meilleurs et les plus jeunes éléments de l’effectif actuel acceptent de poursuivre leur expérience monégasque. Sous la houlette de Guy Lacombe, bien entendu, dont on aurait bougrement apprécié qu’il rase son opulente moustache.

Allez Monaco.