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Demi-finale de Ligue des champions oblige, le stade Louis-II sonnait le creux mardi soir à l’occasion du match Monaco-Le Mans, avancé pour cause de finale de Coupe de France. Ce qui n’a pas empêché les deux équipes en présence de fournir un spectacle, sinon de grande qualité, du moins d’agréable facture.
Face à nos favoris, apparemment perturbés par la défection de Stéphane Ruffier à l’issue de l’échauffement, les Sarthois ont pris le jeu à leur compte au cours de la première période et concrétisé leur légère domination par un but collectif somme toute logique. Après la pause, vertement sermonnés par Guy Lacombe, les Monégasques ont bousculé leurs adversaires, notamment par Juan Pablo Pino, et fini par obtenir une égalisation méritée grâce à Moussa Maazou, en passe de devenir la nouvelle coqueluche de Fontvieille, à force d’inscrire des buts décisifs.
Même s’ils se sont contentés du match nul, les Asémistes ont préparé tranquillement la finale de la Coupe de France, qu’ils disputeront en fin de semaine, au stade de France, contre le PSG et qui occupait manifestement leurs esprits. Ce sera bien sûr le match à ne pas manquer, surtout pour Stéphane Ruffier, auteur d’une saison exemplaire, et dont la contracture constitue sans doute la péripétie la plus remarquable de la soirée.
A moins que l’on préfère retenir, avec un soupçon de malice, la lourde défaite des Lyonnais, chez eux, face au Bayern de Munich, deux heures plus tard. Le club de Jean-Michel Aulas s’arrêtait ainsi en demi-finale, la première de son histoire au niveau européen, loin, très loin de l’AS Monaco qui, en quinze ans, entre 1989 et 2004, a collectionné six demi-finales continentales, dont deux l’ont conduite sur la deuxième marche du podium.
Cela dit en passant, sans la moindre animosité, dans le seul but, strictement pédagogique, de rappeler aux amnésiques anonymes qui nous sommes.
Allez Monaco.
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