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Le jeu de mots est facile mais tellement significatif. A Marseille, à l’occasion du second derby d’affilée, les Asémistes n’ont pas pesé bien lourd dès que la bise fut venue. S’ils ont réussi une très honorable première période, équilibrée dans l’ensemble et au cours de laquelle ils auraient même pu marquer si Camel Meriem avait converti la belle occasion qu’il s’était procurée, en revanche, après la pause, entre deux sautes de vent soudaines qui frigorifiaient les épidermes, les hommes de Ricardo n’ont jamais démontré leur volonté d’inverser le cours de la partie, après que leur ancien coéquipier, Julien Rodriguez, eut ouvert le score de la tête, en revenant il est vrai d’une position évidente de hors jeu. Mais, aux erreurs d’arbitrage en leur défaveur, l’AS Monaco et ses supporters s’y sont habitués, voire résignés depuis belle lurette. Disons même qu’elles sont devenues une sorte de solide tradition dans le football hexagonal. Ne jouons cependant pas les pleureuses après ce derby en bleu nuit : comme l’a souligné notre coach, en considération de la 2èmemi-temps qu’il a nettement dominée, l’Olympique de Marseille a bel et bien mérité sa victoire, que la franche occasion de Frédéric Piquionne en fin de match n’est pas parvenue à contester. A gommer bien vite donc, par exemple en prenant une belle revanche sur le RC Lens de Jean-Pierre Papin samedi prochain à l’occasion du match de Noël, pendant lequel de nombreuses surprises attendent le public monégasque. Allez Monaco.
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