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Vilaine défaite

Les 106 supporters monégasques présents, samedi soir, au stade de la Route de Lorient, en auront été pour leurs frais. Ou, plus précisément, pour leur froid, parce que, s’ils étaient les invités de l’AS Monaco dans le parcage « visiteurs », il y faisait une température glaciale, à ne pas mettre un canard sur l’eau de la Vilaine, la bien nommée, qui coule, dans la plus parfaite indifférence, le long de l’enceinte rennaise.

lacombe

(Photo J-P Kieffer de l'antenne d'Alsace)

Au souvenir des démêlés de Guy Lacombe et de ses adjoints avec la direction du club local les deux saisons précédentes, ces courageux n’avaient pas hésité à affronter les rigueurs de l’hiver breton pour savourer la revanche des techniciens monégasques sur leurs anciens employeurs par joueurs interposés. Ils en étaient d’autant plus persuadés, ces intrépides, que, de surcroît, l’équipe rennaise était annoncée comme la plus friable du championnat sur les coups de pied arrêtés et celle de Monaco comme la plus efficace dans ce registre. Les Rouge et Blanc savaient  donc ce qu’il leur restait à faire et les Rouge et Noir à quoi s'en tenir.

On a exactement assisté au contraire. En première période, c’est sur un coup franc excentré, d’apparence anodine mais finement ciselé, que le Stade Rennais a inscrit l’unique but de la partie. Ce dernier récompensait la domination des locaux qui, sans se montrer transcendants, parvenaient à développer quelques actions intéressantes et à contenir leurs adversaires sans trop de mal. Changement de physionomie après la mi-temps. Grâce à l’entrée conjuguée de Yohan Mollo et de Chu Young Park, l’AS Monaco retrouvait un peu de la verve qui l’avait animée victorieusement en janvier, mais, cette fois-ci, sans succès. Les hommes de Guy Lacombe n’arrachaient pas l’égalisation derrière laquelle ils couraient, au grand dam de leur entraîneur. La faute à pas mal de lacunes : dans la cohésion, dans l’application, dans la percussion.

Bref, on espère sincèrement qu’on y remédiera sans tarder, afin que le mois de mars de l’ASMFC, qui vient de commencer à Rennes par une vilaine défaite, ne ressemble pas à celui de février, alors que se profilent, notamment, la réception du champion sortant, Bordeaux, et le quart de finale de Coupe de France contre Sochaux. Mon tempérament optimiste m’incite à croire que, après l’hiver, vient toujours le printemps.

Allez Monaco.