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Il fallait bien que ça arrive un jour. Après neuf matches consécutifs sans défaite, les Monégasques ont mis un terme à leur belle série d’invincibilité commencée mi-décembre et joliment poursuivie tout au long d’un mois de janvier triomphant. Dimanche, à la fin d’un après-midi de février gris et glacial et sous les yeux de 286 courageux supporters rouge et blanc venus de Monaco et de différentes régions de France, les hommes de Guy Lacombe ont subi une sévère défaite qui les ramène sur terre – et nous avec – même si le score reflète mal la physionomie de la partie.
Certes, les Stéphanois ont pris le match par le bon bout, certes, ils ont bénéficié d’une réussite maximale en inscrivant trois buts de fort belle facture, certes, ils ont su la provoquer en démontrant plus de motivation, d’allant et d’agressivité que leurs adversaires. Mais ces derniers, s’ils ont complètement raté leur première période, sans qu’il soit possible d’apporter une explication rationnelle, se sont ressaisis au retour des vestiaires en dominant copieusement la seconde période. Copieusement mais en vain. Ils ont combiné, aéré le jeu, débordé à droite, débordé à gauche. Rien n’y fit, car ils manquaient cruellement de l’élémentaire réalisme dont ils avaient largement profité en janvier. De réalisme et d’inspiration, Nenê, leur principal animateur, étant parfaitement muselé par ses gardes du corps. Et, par respect pour sa fonction, l’on osera considérer comme quantité négligeable l’incidence sur le résultat final des incohérences manifestes de l’arbitre qui a sifflé à sens unique – ne demandez pas lequel – en première mi-temps, avant d’omettre purement et simplement en seconde d’expulser un défenseur stéphanois suite à un attentat sur la personne de Yohan Mollo. Il aurait voulu nous nuire – allez savoir pourquoi, pas de mauvais esprit ici - qu’il ne s’y serait pas pris autrement !
Ne cherchons pas d’excuses : on a perdu et l’on a mérité de perdre. Il faut espérer que, comme bien des défaites antérieures, celle-ci sera salutaire, parce que la semaine infernale de l’AS Monaco FC se poursuit par une visite périlleuse chez le champion bordelais en Coupe de France et une réception non moins périlleuse de l’Olympique de Marseille en championnat. Si nous voulons nous qualifier et continuer à envisager une place européenne en fin de saison, il va falloir retrouver sans tarder les valeurs qui nous ont permis de briller en janvier : solidarité, humilité et ambition. Après tout, les bonnes séries ne demandent qu’à recommencer.
Allez Monaco.
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