|

(Photo J-P Kieffer)
Ses partenaires ne s’y sont pas trompés quand ils se sont précipités sur lui pour le congratuler au coup de sifflet final de l’arbitre, sous les yeux des 550 supporters asémistes présents à Paris. Mercredi soir, au Parc des Princes, en général hospitalier, comme de juste, aux footballeurs de la Principauté, le gardien de but de l’AS Monaco FC a été, une nouvelle fois, magistral, magique, monumental.
Depuis quelques semaines, il semble avoir franchi un palier, gardant sa cage inviolée et paraissant intraitable sur sa ligne comme dans les airs. Un international en puissance, qui s’est opposé à tous les assauts parisiens devenus pressants dans les vingt dernières minutes, après que le portier d’en face se fut troué sur un centre perçant de Vincent Muratori, dont il convient de saluer l’excellente rentrée.
Jusque là, les deux formations avaient dominé à tour de rôle et s’étaient procuré quelques situations dangereuses, dont deux ou trois avaient échoué sur la barre transversale ou sur un poteau. Le match s’est ensuite emballé parce que les Parisiens se devaient d’égaliser et il a fallu toute l’autorité et tout le talent de Stéphane Ruffier, secondés par l’exemplaire solidarité de ses collègues du champ, pour contenir la furia adverse. Quand on joue avec un tel état d’esprit, avec une telle envie, avec une aussi belle âme, on ne craint pas grand-chose.
Ainsi l’AS Monaco l’a-t-elle emporté à Paris une énième fois et reste-t-elle invaincue depuis sept matches, sans concéder le moindre but depuis le début de l’année 2010. Pour bonifier le joli succès du Parc, il lui faudra battre Nice dans dix jours, ce qui est faisable, si possible après avoir éliminé Lyon en Coupe de France dimanche soir, ce qui l’est moins. Ce qui est certain, en tout cas, c’est que les supporters monégasques ont retrouvé, depuis l’arrivée de Guy Lacombe, fierté et ambition.
Allez Monaco.

(Photo Xavier Grimaldi)
|