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Un match de reprise après trois semaines de trêve hivernale, un froid de canard, un public très clairsemé pour une affiche a priori disproportionnée, telles étaient les conditions, samedi soir, du trente-deuxième de finale de Coupe de France entre l’AS Monaco et le FC Tours.
En fin de compte, on ne s’est jamais aperçu qu’il y avait une division d’écart entre les deux équipes. Ce sont même les Tourangeaux qui, à la surprise générale, ont assuré l’essentiel du jeu grâce à une organisation collective plus léchée et à l’audace de leur avant-centre, Olivier Giroud, qui n’a pas froid aux yeux et tire au but dès qu’il en a l’occasion. Les nôtres ont répondu du tac au tac mais n’ont jamais démontré qu’ils appartenaient à l’échelon supérieur, se contentant de procéder par des actions individuelles certes spectaculaires, mais inévitablement vouées à l’échec.
Si le gardien de Tours n’a pas chômé, c’est bel et bien Stéphane Ruffier qui s’est mis en évidence plus souvent qu’à son tour en arrêtant quelques mines d’une remarquable puissance et en retardant l’échéance pendant 90 puis 120 minutes, et même un peu plus, car il a fallu recourir aux tirs au but pour départager les deux adversaires. Lors de la séance fatidique comme tout au long de la rencontre, Stéphane Ruffier a prouvé, non seulement qu’il s’inscrivait dans la lignée des grands portiers de l’école monégasque – Boubekeur, Alberto, Garofalo, Hernandez, Ettori, Barthez, Roma – mais aussi qu'il pouvait prétendre légitimement à l'équipe de France, en détournant deux frappes tourangelles et en qualifiant de la sorte son équipe pour le tour suivant.
Ainsi l’essentiel était-il assuré, mais le public monégasque pas forcément rassuré avant la semaine décisive qui s’annonce avec les réceptions de Montpellier mercredi, puis de Sochaux samedi en championnat. Car, si l’on veut marquer des points, c’est un autre visage qu’il faudra montrer sans tarder. Songez que deux résultats positifs propulseraient nos favoris en haut de l’affiche et constitueraient une sage précaution avant le périlleux déplacement à Paris et les deux derbies contre Nice et Marseille. Autant dire que notre équipe a besoin de tout notre soutien pour l’aider dans son entreprise.
Allez Monaco.
(Photo J-P Kieffer de l'antenne d'Alsace du CSM)
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