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Si ce n'est Nenê, c'est Park qui marque !

Les footballeurs monégasques poursuivent tranquillement leur série d’invincibilité. Depuis la mi-décembre, ils en sont à leur 9ème match d’affilée sans défaite et ils espèrent ne pas en rester là avant de se rendre à Saint-Etienne en championnat puis à Bordeaux en coupe. Autant dire qu’ils nagent en pleine euphorie actuellement.

Le 9ème de la série prend en outre un relief particulier, s’agissant du derby Monaco-Nice. Depuis que les Aiglons sont remontés en Ligue 1 en 2002-2003, les Rouge et Blanc ne sont jamais parvenus à les battre, à domicile et en championnat, précisons-le. Parce qu’en coupe et au stade du Ray, c’est plutôt l’inverse, comme se plaît à l’oublier le grand quotidien régional. En tout cas, samedi soir, les hommes de Guy Lacombe ont mis un terme à cette soi-disant malédiction, en dominant les Niçois sans coup férir.

Pourtant, ces derniers, comme ils en ont l’habitude lorsqu’ils nous rendent visite, ont décuplé leur vaillance et leur énergie, notamment en se ruant à l’attaque à corps perdu en fin de match pour tenter d’arracher l’égalisation. Mais, en face, les Asémistes ont refusé la fatalité parce qu’ils tenaient absolument à l’emporter pour continuer à gravir les échelons de la notoriété. Et ce succès, ils l’ont construit grâce à la solidarité de l’ensemble et aux éclairs de leurs feux follets de devant, l’insaisissable Brésilien Nenê, meilleur buteur de Ligue 1, et l’increvable Coréen Chu Young Park, tous deux constituant certainement la meilleure paire offensive de France.

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(Photo J-P Kieffer)

Malheureusement, notre bonheur a été gâché par le déchaînement de violence aveugle et de haine imbécile dont se sont rendus coupables, longtemps après le coup de sifflet final, quelques centaines de fanatiques niçois. Et dire que, le matin même, en marge de la rencontre, le président et le trésorier adjoint du CSM avaient donné le départ de la marche entre Nice et Monaco, organisée par des supporters niçois - des vrais ! - au profit de l’association d’aide aux enfants malades « La Maison du Bonheur »*. Ce geste symbolique se voulait un signe de fraternisation entre supporters des deux clubs. Même si ces derniers n’ont rien à voir avec les voyous qui ont officié le soir à Fontvieille, il convient de reconnaître qu'il y a encore du boulot avant d’arriver à pacifier les stades de football.

Allez Monaco.

* 10, avenue Malausséna à Nice / 04 93 80 51 43 / www.lamaisondesparents06.com

 
Un 8ème match sans défaite

Un bon mois après celui qui les avait opposées en championnat au même endroit, le match de Coupe de France entre les équipes de Lyon et de Monaco a présenté à peu près la même physionomie, dimanche soir, sous les caméras du service public.

Sans être souverains, les Rhodaniens ont plutôt dominé la première période, concrétisant leur légère supériorité par un but sur corner à la toute dernière seconde du temps additionnel, autrement dit au plus mauvais moment pour l’adversaire. Mais, alors qu’on les craignait assommés par ce coup du sort, les Monégasques sont revenus sur le terrain remontés comme des pendules pour égaliser presque aussitôt sur un penalty considéré à tort comme généreux et qui a eu le mérite de les empêcher de douter et de leur permettre de croire en leur bonne étoile.

Car, tout au long de la seconde mi-temps, ils ont développé un jeu de plus en plus cohérent et dynamique, assurant leurs arrières autour d’un Sébastien Puygrenier magistral et élaborant des offensives de plus en plus incisives, dont l’une a été conclue d’une tête rageuse par Chu Young Park sur un centre de volée de François Modesto. Du grand art ! A aucun moment, les hommes de Claude Puel n’ont donné l’impression de pouvoir inverser la tendance, tant ils étaient bousculés par l’enthousiasme des hommes de Guy Lacombe, timidement encouragés par le maigre public présent.

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(photo J-P Kieffer)

Outre la qualification dans l’épreuve la plus populaire du football français, outre le fait que Stéphane Ruffier ait encaissé son premier but en 2010, il convient de souligner que c’est la première fois de la saison que les Monégasques gagnent un match après avoir été menés au score, qui plus est devant le meilleur club de la décennie, preuve d’un état d’esprit irréprochable. A jouer avec une telle solidarité, nous pouvons être certains que rien de grave ne peut nous arriver.

C’est le moins que l’on puisse souhaiter, non seulement avant la réception de l’OGC Nice dans le traditionnel derby de la Côte, mais aussi et surtout avant le prochain tour de Coupe de France qui nous réserve un déplacement périlleux chez l’ogre girondin. Cela dit, si on veut la gagner, cette coupe, comme le clament bien des nôtres, il faudra passer tous les obstacles sans se poser de question !

Allez Monaco.

 
Monumental Ruffier

roi ruffier

(Photo J-P Kieffer)
Ses partenaires ne s’y sont pas trompés quand ils se sont précipités sur lui pour le congratuler au coup de sifflet final de l’arbitre, sous les yeux des 550 supporters asémistes présents à Paris. Mercredi soir, au Parc des Princes, en général hospitalier, comme de juste, aux footballeurs de la Principauté, le gardien de but de l’AS Monaco FC a été, une nouvelle fois, magistral, magique, monumental.

Depuis quelques semaines, il semble avoir franchi un palier, gardant sa cage inviolée et paraissant intraitable sur sa ligne comme dans les airs. Un international en puissance, qui s’est opposé à tous les assauts parisiens devenus pressants dans les vingt dernières minutes, après que le portier d’en face se fut troué sur un centre perçant de Vincent Muratori, dont il convient de saluer l’excellente rentrée.

Jusque là, les deux formations avaient dominé à tour de rôle et s’étaient procuré quelques situations dangereuses, dont deux ou trois avaient échoué sur la barre transversale ou sur un poteau. Le match s’est ensuite emballé parce que les Parisiens se devaient d’égaliser et il a fallu toute l’autorité et tout le talent de Stéphane Ruffier, secondés par l’exemplaire solidarité de ses collègues du champ, pour contenir la furia adverse. Quand on joue avec un tel état d’esprit, avec une telle envie, avec une aussi belle âme, on ne craint pas grand-chose.

Ainsi l’AS Monaco l’a-t-elle emporté à Paris une énième fois et reste-t-elle invaincue depuis sept matches, sans concéder le moindre but depuis le début de l’année 2010. Pour bonifier le joli succès du Parc, il lui faudra battre Nice dans dix jours, ce qui est faisable, si possible après avoir éliminé Lyon en Coupe de France dimanche soir, ce qui l’est moins. Ce qui est certain, en tout cas, c’est que les supporters monégasques ont retrouvé, depuis l’arrivée de Guy Lacombe, fierté et ambition.

Allez Monaco.

au parc

(Photo Xavier Grimaldi)

 
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