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Drôle de douzième homme ! |
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Nul besoin d’être grand clerc pour constater que, dès qu’il s’agit de recevoir l’Olympique de Marseille, l’autre équipe de France, plus populaire encore que la sélection nationale, l’AS Monaco perd une partie de ses moyens habituels, parce qu’elle respecte trop un club qui n’a pourtant rien gagné depuis belle lurette mais qui bénéficie d’un soutien médiatique somme toute déstabilisant.
On l’a encore vu samedi soir où les Monégasques ont attendu la seconde période pour prendre l’initiative du jeu qu’ils avaient complaisamment abandonnée à leurs adversaires en première mi-temps. Les Marseillais ont ainsi eu tout le loisir d’inquiéter Stéphane Ruffier qui s’est de nouveau mis en évidence et a prouvé qu’il était, à l’heure actuelle, supérieur à son homologue du soir. Une mi-temps chacune : comme l’a déclaré Guy Lacombe à l’issue de la rencontre, aucune des deux équipes ne méritait de perdre, même si, sur l’ensemble de la partie, l’OM s’est procuré un peu plus d’occasions tranchantes.
En fin de compte, le héros de la soirée a été l’arbitre, qui s’est distingué à maintes reprises, notamment en première période, en sanctionnant systématiquement les locaux et en préservant les visiteurs avec le même zèle. On songe en particulier au carton jaune infligé à Nenê, victime d’une faute, les Olympiens ne recevant en la circonstance aucune punition, alors qu’ils venaient de provoquer un début de bagarre générale. On songe en particulier au penalty généreux accordé aux Marseillais pour une faute insignifiante, sinon imaginaire de Cédric Mongongu. On songe en particulier au penalty oublié dans la foulée pour une faute beaucoup plus évidente sur la personne de Moussa Maazou, qui a eu le bon goût de se faire justice lui-même peu après. On arrêtera là l’énumération parce qu’elle risquerait de devenir accablante pour l’un, fastidieuse pour les autres.
On ne devrait cependant pas s’étonner d’un tel comportement, non pas parce que tout le monde sait bien que Marseille ou Lyon ne sont pas arbitrés comme les autres clubs, mais parce que, il y a deux ou trois saisons, si ma mémoire ne me trahit pas, à l’occasion, déjà, d’un Monaco-Marseille, le même arbitre avait suscité un certain émoi dans la coulisse du stade Louis-II, en recevant en cadeau, à la mi-temps du match, le maillot de l’OM qu’il avait demandé. Quand on manifeste un tel intérêt pour un club, il paraît difficile de l’arbitrer avec impartialité. Demandez à Alejandro Alonso ce qu’il en pense. La prochaine fois, les autorités de l’arbitrage national devront y regarder à deux fois avant d’envoyer ce monsieur diriger un autre Monaco-Marseille. A moins qu’il veuille ajouter à sa collection un maillot rouge et blanc !
Allez Monaco. |
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Après la cruelle déconvenue essuyée dans le chaudron stéphanois, nous nous persuadions que nos favoris nous devaient une revanche et les 83 supporters monégasques présents à Bordeaux se prenaient à espérer secrètement qu’ils choisiraient le stade Chaban-Delmas pour nous l'offrir, malgré l’ampleur de la tâche et la grande qualité de l’adversaire.
Eh bien ! emmenés par leur capitaine Diego Perez, omniprésent et exemplaire, les joueurs monégasques nous ont donné satisfaction en se qualifiant et ont même dépassé nos espérances en y ajoutant la manière. Pendant le premier quart d’heure, ils ont pourtant subi les assauts répétés des Girondins qui, exposés à un calendrier démentiel et privés de trois titulaires indiscutables, souhaitaient faire la différence au plus vite, parce que la Coupe de France est un de leurs objectifs prioritaires. L’orage passé, les Asémistes ont pris peu à peu l’initiative de la partie et entrepris de porter le danger dans le camp adverse. Leurs efforts ont été assez rapidement couronnés de succès grâce à Djimi Traoré qui ouvrait son compteur buts à l’AS Monaco, en poussant au fond des filets la balle relâchée par Ulrich Ramé, suite à un coup franc frappé de la gauche par l’inévitable virtuose brésilien Nenê et initialement repris par Chu Young Park.

La tempête de neige survenue pendant la mi-temps allait-elle refroidir les ardeurs monégasques ? Que nenni. Au contraire, les hommes de Guy Lacombe repartaient de plus belle et concrétisaient leur domination avant l’heure de jeu grâce au Nigérien Moussa Maazou, qui inscrivait son premier but en rouge et blanc dans un froid sibérien qui lui rappelait le championnat russe dont il provient. Dotés de cet avantage de deux buts, il leur incombait de contrôler la dernière demi-heure de jeu, au cours de laquelle leurs adversaires se sont rués à l’attaque de façon confuse – bourgeoise, a subtilement commenté Julien Crévelier dans « Monaco Matin » - ce dont ils se sont acquittés avec intelligence et générosité, à l’image de l’arrière-garde, stoïque et invulnérable.
On ne regrettera même pas que les Rouge et Blanc n’aient pas aggravé la marque comme ils le méritaient, notamment sur un corner direct de Nenê. La manœuvre avait été rondement menée, la victoire était belle et pure et prenait des allures de triomphe dans la froidure girondine, mais un triomphe à l’asémiste, c’est-à-dire sans esbroufe. L’accident de Geoffroy-Guichard était ainsi effacé et l’équipe remise en selle avant de recevoir Marseille samedi soir en championnat. Une chose est certaine : la fin de saison sera palpitante, surtout si nos joueurs démontrent à nouveau ce qui sautait aux yeux à Bordeaux : l'envie de gagner cette coupe qui fuit l'AS Monaco depuis dix-neuf ans.
Allez Monaco. |
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Il fallait bien que ça arrive un jour. Après neuf matches consécutifs sans défaite, les Monégasques ont mis un terme à leur belle série d’invincibilité commencée mi-décembre et joliment poursuivie tout au long d’un mois de janvier triomphant. Dimanche, à la fin d’un après-midi de février gris et glacial et sous les yeux de 286 courageux supporters rouge et blanc venus de Monaco et de différentes régions de France, les hommes de Guy Lacombe ont subi une sévère défaite qui les ramène sur terre – et nous avec – même si le score reflète mal la physionomie de la partie.
Certes, les Stéphanois ont pris le match par le bon bout, certes, ils ont bénéficié d’une réussite maximale en inscrivant trois buts de fort belle facture, certes, ils ont su la provoquer en démontrant plus de motivation, d’allant et d’agressivité que leurs adversaires. Mais ces derniers, s’ils ont complètement raté leur première période, sans qu’il soit possible d’apporter une explication rationnelle, se sont ressaisis au retour des vestiaires en dominant copieusement la seconde période. Copieusement mais en vain. Ils ont combiné, aéré le jeu, débordé à droite, débordé à gauche. Rien n’y fit, car ils manquaient cruellement de l’élémentaire réalisme dont ils avaient largement profité en janvier. De réalisme et d’inspiration, Nenê, leur principal animateur, étant parfaitement muselé par ses gardes du corps. Et, par respect pour sa fonction, l’on osera considérer comme quantité négligeable l’incidence sur le résultat final des incohérences manifestes de l’arbitre qui a sifflé à sens unique – ne demandez pas lequel – en première mi-temps, avant d’omettre purement et simplement en seconde d’expulser un défenseur stéphanois suite à un attentat sur la personne de Yohan Mollo. Il aurait voulu nous nuire – allez savoir pourquoi, pas de mauvais esprit ici - qu’il ne s’y serait pas pris autrement !
Ne cherchons pas d’excuses : on a perdu et l’on a mérité de perdre. Il faut espérer que, comme bien des défaites antérieures, celle-ci sera salutaire, parce que la semaine infernale de l’AS Monaco FC se poursuit par une visite périlleuse chez le champion bordelais en Coupe de France et une réception non moins périlleuse de l’Olympique de Marseille en championnat. Si nous voulons nous qualifier et continuer à envisager une place européenne en fin de saison, il va falloir retrouver sans tarder les valeurs qui nous ont permis de briller en janvier : solidarité, humilité et ambition. Après tout, les bonnes séries ne demandent qu’à recommencer.
Allez Monaco. |
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