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MTP : Monaco trop puissant ou Maazou trop précieux ? |
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© 2010 - Xavier GRIMALDI - DM SPORT/ASM-FC
Tout le monde en convenait mais n’osait pas le dire trop fort : cette demi-finale de Coupe de France, que l’AS Monaco avait la chance de disputer sur son sol après un parcours magnifique, constituait le match le plus important de ses cinq dernières saisons.
Et l’on a tout de suite senti que les Rouge et Blanc étaient conscients de l’enjeu à les voir crispés et fébriles tout au long de la première période où les Lensois n’hésitaient pas à prendre leur chance et à inquiéter sérieusement Stéphane Ruffier, toujours aussi sûr de lui. De leur côté, les Monégasques élaboraient de timides attaques, insuffisantes pour débloquer la situation.
Curieusement, les locaux se sont débridés en seconde mi-temps à la suite d’un fait de jeu dont on a craint un instant qu’il pouvait les assommer. Alejandro Alonso obtient un penalty parfaitement justifié, que Nenê transforme sans problème, sauf que l’arbitre décide de le faire retirer, la surface ayant été, au gré de Monsieur Bré, envahie prématurément. Cette fois-ci, notre Brésilien envoie la balle au-dessus de la transversale. Consternation dans le public, mais réaction d’orgueil immédiate de la part de nos favoris qui, dès lors, ont multiplié les offensives, dont certaines de fort belle facture.
En vain jusqu’au terme du temps réglementaire. La prolongation s’imposait, crispante, tendue, insoutenable. Et au bout du suspense, c’est une nouvelle fois le félin nigérien Moussa Maazou qui libérait tout le stade en catapultant de la tête une passe millimétrée de Nenê, heureux de se racheter de son penalty manqué.
L’AS Monaco tenait sa finale de Coupe de France, la 9ème de son histoire, cinquante ans tout ronds après la première, qui lui avait permis d’inaugurer son prestigieux palmarès. Autant dire que ce serait un extraordinaire clin d’œil du destin si, un demi-siècle plus tard, notre équipe réécrivait l’histoire !
Allez Monaco.

© 2010 - Xavier GRIMALDI - DM SPORT/ASM-FC
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Premier volet de la trilogie du Nord |
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On ne va pas tomber en pamoison, mais on ne fera pas non plus la fine bouche du beau succès remporté par notre équipe, samedi soir, sur d’entreprenants Valenciennois, à l’occasion du premier volet de la trilogie qui l’oppose à trois clubs du Nord en huit jours.
En première période, les Chtis ont parfaitement su profiter de la situation, autrement dit de deux décisions de l’arbitre qui, sans être scandaleuses, ont semblé quelque peu suspectes. Car, après un tir fracassant de Lukman Haruna sur la transversale, qui aurait mérité un meilleur sort dès le début du match, l’homme en noir s’est distingué, d’abord en refusant un but apparemment valable à Vincent Muratori, puis en accordant un coup franc plus que généreux aux hommes de Philippe Montanier, qui ne se sont pas fait prier pour ouvrir le score contre le cours du jeu.
Mais il était dit que nos favoris ne s’en laisseraient pas conter. Ils sont revenus des vestiaires avec une détermination sans faille qui leur a permis de multiplier les offensives et d’offrir au public conquis un spectacle de premier ordre. Deux buts sont venus sanctionner cette domination de tous les instants. Le premier sur un coup franc magistral du canonnier brésilien Nenê, tout heureux – et nous avec - de retrouver le chemin des filets après plus de deux mois d’abstinence. Le second par le véloce Nigérien Moussa Maazou, une sacrée bonne recrue celui-là, à l’issue d’un sprint époustouflant sur la moitié du terrain.

Moussa Maazou : les adversaires le préfèrent statique !
(Photo J-P Kieffer de l'antenne d'Alsace)
Ainsi l’AS Monaco a-t-elle mis un terme, de fort belle manière, à une série de quatre matches nuls et vierges qui, s’ils rassuraient au plan défensif, ne manquaient pas d’inquiéter du point de vue offensif. Surtout, elle a préparé de la meilleure des façons la demi-finale de Coupe de France, qui l’opposera, mardi soir, au Racing Club de Lens, pour le deuxième volet de sa trilogie du Nord.
Rien de tel qu’un succès mérité pour donner confiance et sérénité avant un rendez-vous aussi important. Le Stade de France est au bout du dernier effort.
Allez Monaco. |
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Tous les 0-0 ne sont pas nuls ni vierges.
Celui que les Asémistes ont obtenu samedi soir au stade de la Mosson de Montpellier, sous une pluie battante et devant 179 supporters monégasques entièrement acquis à leur cause, n’a rien à voir avec le triste 0-0 concédé en début de semaine face aux hérissons auxerrois.
Certes, ils n’ont que très rarement inquiété le gardien local, ne le mettant véritablement au supplice que sur une frappe violente de Diego Perez sur la transversale en première mi-temps. Certes, ils auraient pu perdre, si l’arbitre n’avait pas refusé, en toute fin de partie, à l’ancien Monégasque Souleymane Camara, un but parfaitement valable, pour un hors-jeu imaginaire. Certes, ils doivent encore leur virginité préservée aux arrêts magistraux de Stéphane Ruffier, auteur d’un match exemplaire sous les yeux des émissaires du grand Barça et de Bruno Martini, entraîneur des gardiens de l’équipe de France.

Stéphane Ruffier, impeccable à Montpellier
(Photo J-P Kieffer de l'antenne d'Alsace)
Mais il serait injuste de n’attribuer qu’à un seul homme le mérite de ce demi-succès. Car c’est bien toute l’équipe, privée de son buteur fétiche, qui l’a construit petit à petit à force de générosité, de solidarité et d’abnégation. Et ce n’était pas chose aisée que de contenir les assauts répétés de Montpelliérains déchaînés et disposés à occuper seuls le fauteuil de leader en cas de victoire. Les Monégasques ont fait le dos rond, les Monégasques ont plié mais les Monégasques n’ont pas rompu, demeurant les bêtes noires des Héraultais, incapables de les battre depuis près de vingt ans.
Alors, oui, les Monégasques ne marquent pas, mais ils n’encaissent pas de but non plus ; ils ne gagnent pas, mais ils ne perdent pas non plus. Quatre 0-0 consécutifs et 500 minutes sans faire trembler les filets adverses, telles sont les deux séries qu’ils réalisent depuis un mois en championnat et qu’ils espèrent interrompre samedi prochain en battant Valenciennes. A moins que, au souvenir de l'imprévisible et déconcertant 4-3 réussi devant Sochaux il y a peu, ils ménagent leur potentiel offensif pour l’exploiter sans retenue contre Lens en demi-finale de Coupe de France !
Allez Monaco. |
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