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Après la défaite concédée naïvement aux Toulousains, on craignait le pire du derby en bleu qui attendait notre équipe au stade du Ray et qu’elle n’avait plus remporté depuis quatre ans, à la veille d’une historique demi-finale de Ligue des champions à Chelsea. Eh bien ! les hommes de Ricardo ont agréablement et gaillardement surpris les deux à trois cents supporters qui avaient effectué le plus court déplacement de la saison pour les encourager. Occupation rationnelle du terrain, discipline collective doublée d’une abnégation sans faille, volonté farouche d’aller de l’avant traduite parfois par un engagement excessif et, surtout, réalisme froid et lucide, les Rouge et Blanc ont rassemblé au bon moment les qualités nécessaires à un succès salvateur. Même si deux des leurs ont été expulsés en toute fin de partie, ils ont marqué trois beaux buts pleins de sang-froid, l’arbitre à la main leste choisissant d’annuler le deuxième, celui de Néné, et – qui pis est - d’infliger un avertissement à ce dernier : un comble, auquel nous sommes malheureusement habitués ! Mais les réalisations de Camel Meriem, auteur d'une solide performance, et de Sergio Almiron sont bel et bien restées inscrites au tableau d’affichage, octroyant trois points précieux à l’AS Monaco, qui s’est ainsi sauvée quasi-définitivement de la relégation. Cette victoire a valu bien des compliments à notre formation. Le plus beau émane peut-être de l’entraîneur niçois lui-même qui a affirmé que l’engagement des Monégasques avait ressemblé à celui des Bastiais d’une certaine époque. Venant de l’un des plus éminents techniciens corses, ce n’est sûrement pas un mince éloge. Allez Monaco. |
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Encore une semaine éprouvante |
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On attendait beaucoup de ce Monaco-Toulouse, comme de juste. Parce que, dans la continuité de la victoire à Strasbourg, on osait croire que le jeu monégasque serait sinon chatoyant, du moins intéressant. Parce qu’un second succès consécutif – une bénédiction dans le contexte – permettait non seulement de distancer un concurrent direct, mais surtout de se sauver à coup sûr avant deux derbies ô combien difficiles. Et puis aussi parce que, à l’image de ce qui s’était passé dans la semaine à la tête du club, on espérait secrètement comme une révolution dans le football de nos favoris. On attendait beaucoup trop de ce match capital. Comme on avait oublié que l’AS Monaco n’était pas encore remise de ses émotions, le déroulement de la rencontre a rapidement ramené le public du Louis-II à la rude réalité de la compétition. Deux buts toulousains, un au début de chaque mi-temps, ont eu raison de notre équipe. La faute à l’inattention, à un manque de concentration optimale, à une envie moindre peut-être. Bref, l’ASMFC a perdu un match qui aurait dû être à sa portée et s’est replongée toute seule, comme une grande, dans l’angoisse du lendemain. Car se profile le plus court déplacement de la saison chez un voisin qui ne nous craint plus depuis sa remontée en L1, avant la réception de l’Ohème, qui ne voudra surtout pas abandonner le podium ni la possibilité de disputer la Ligue des champions la saison prochaine. Autant dire qu’il ne s’agira pas de rêvasser à un monde meilleur quand l’arbitre donnera le coup d’envoi de ces hostilités. Notre destin est entre nos mains. Pas question de le laisser filer . Allez Monaco. |
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Enfin. Après plus de deux mois de pénurie, après neuf journées de championnat sans la moindre victoire, l’AS Monaco a enfin gagné un match. Et quel match ! Un match capital, le match de la peur entre deux clubs mal en point, menacés de relégation et qui s’enlisaient dans le doute. A la Meinau, aux trois points du succès, les hommes de Ricardo ont ajouté la manière. Ils ont intelligemment construit leur victoire en empêchant les Alsaciens, pourtant pleins de bonne volonté, d’inquiéter sérieusement Flavio Roma, qui a passé une soirée somme toute assez paisible, et en lançant de rapides offensives qui ont fini par payer en seconde période. Ce sont les compatriotes du coach qui ont offert au club un grand bol d’oxygène, qui lui ont procuré un immense soulagement. La satisfaction générale est majorée par le fait que les deux buts ont été acquis dans le cours du jeu et non pas sur coup de pied arrêté, par la prestation époustouflante du jeune Malaury Martin, un futur grand celui-là, et par la réalisation décisive, dès sa première apparition en rouge et blanc, de Fabio Santos, pourtant défenseur de formation. Une belle soirée donc pour l’AS Monaco FC, qui laisse à cinq points le premier relégable ex-aequo et prochain visiteur du stade Louis-II, le Téfécé. Si elle lui faisait sa fête, elle y verrait beaucoup plus clair et, à peu près certaine de son maintien, elle jouerait libérée au cours du sprint final où l’attendent deux derbies de feu, à ne manquer sous aucun prétexte. Après tout, on n´est qu´à six points du cinquième, non ? Allez Monaco. |
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